Racontez-nous comment vous vous êtes engagé·e dans le domaine des RH/opérations humaines et du leadership. Comment votre parcours vous a-t-il conduit ici ?
Après une carrière de 25 ans dans l’informatique et l’électronique, j’ai effectué ma transition de genre à 52 ans, vendu mon entreprise informatique et me suis lancée dans une carrière de conférencière professionnelle spécialisée dans l’EDI et l’inclusion LGBTQ+.
Dans quels secteurs, domaines ou industries avez-vous axé votre carrière ?
Je travaille avec les « pros du capital humain » tous secteurs confondus – ce sont les équipes de RH, EDI, formation & développement, développement organisationnel et acquisition de talents avec lesquelles je collabore le mieux.
Pourquoi tant d’entreprises peinent-elles à faire des RH une priorité ? Quelles sont les erreurs courantes commises par les entreprises ?
Du point de vue de l’EDI, c’est souvent perçu comme une charge plutôt qu’un investissement. Les expériences positives naissent de l’engagement et du travail actif. Se contenter d’être dans la posture sans agir, voilà le vrai problème.
En général, c’est le manque d’investissement dans la formation et le développement des strates managériales qui vient miner les meilleures intentions.
Vous êtes sélectionné·e pour prononcer un discours d’ouverture lors d’une grande conférence sur les RH et le leadership. Quel sujet allez-vous aborder et quels points principaux évoquerez-vous ?
Ce serait forcément « Le pouvoir du sentiment d’appartenance » – encourager les leaders présents à comprendre qu’ils doivent aller au-delà de la diversité et de l’inclusion en repensant la culture et l’implication pour générer des expériences humaines positives – ou alors « Trouver le ‘Pourquoi’ de votre démarche D&I » – beaucoup de gens ne comprennent pas vraiment l’importance personnelle et organisationnelle. Quand ils le comprennent, c’est une vraie révélation !
Avez-vous déjà constaté, de première main, des impacts de l’IA sur la pratique des RH ou des opérations humaines ? Quels impacts anticipez-vous dans les prochaines années ?
Pas encore, trop d’organisations jouent la carte de la prudence et ferment leur périmètre numérique. C’est un réflexe temporaire et inutile – tout comme lorsqu’elles ont tenté, en vain, de bloquer les réseaux sociaux au travail avant d’en voir la valeur ajoutée.
Nous verrons l’IA venir compléter et soutenir les humains pendant un temps, puis peu à peu, les tâches routinières ou répétitives impliquant de grandes quantités de données seront prises en charge par l’IA.
Les plateformes SaaS et les systèmes intégreront de plus en plus l’IA, tout comme les suites bureautiques de productivité, il sera difficile d’y échapper – adoptez-la dès maintenant !
Quelles compétences vous ont été les plus utiles dans votre parcours ?
Apprentissage autonome, adaptabilité, honnêteté, vulnérabilité, résilience, empathie, écoute et l’excellence dans ce que je fais.
Quel est le meilleur conseil que vous donneriez à une personne qui débute dans les opérations humaines ou qui entame une transition depuis une discipline connexe comme les RH ou le développement organisationnel ?
Les gens veulent voir les autres réussir. Ayez foi en la bonté humaine – ne perdez pas votre temps à surveiller ou microgérer. Développez un style d’accompagnement et de mentorat, écoutez beaucoup, parlez moins !
Quand avez-vous entendu parler pour la première fois des opérations humaines comme discipline ? Comment l’avez-vous vue évoluer ou changer depuis ?
Ce n’était pas sur mon radar, c’est devenu une voie après avoir changé de carrière et d’état d’esprit – j’en parle plutôt que d’en faire partie.
