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Nous sommes passionnés par le monde du travail et par la manière dont nous pouvons l'améliorer. Pour y contribuer, nous avons lancé une série d'entretiens où nous interrogeons des dirigeant·e·s expérimenté·e·s, des propriétaires d'entreprise, des managers et des collaborateurs et collaboratrices afin de recueillir leurs avis sur la façon dont nous pouvons collectivement bâtir de meilleurs lieux de travail.

Jess Osrow

Jess Osrow

Rejoignez-nous pour le prochain épisode ci-dessous alors que Jes Osrow, cofondatrice et responsable fractionnaire DEI chez The Rise Journey partage ses réflexions avec nous dans “Un monde du travail meilleur est un monde sans ego”.

Bonjour Jes ! Nous aimerions apprendre à mieux vous connaître, parlez-nous un peu de votre parcours.

Professionnellement, j'ai débuté dans un collège d’arts libéraux en suivant une triple spécialisation en arts plastiques, gestion théâtrale et espagnol. Cela peut sembler étrange lorsque l’on découvre que je suis la cofondatrice d’un cabinet de conseil en stratégie RH et culture organisationnelle. The Hill Magazine met brillamment en lumière mon parcours entrepreneurial dans l’article « Un saut pluriel de la scène à l'entrepreneuriat ».

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Je suis en quelque sorte tombée dans un rôle RH par hasard. À 23 ans, lors de mon premier emploi à temps plein à New York, j’étais assistante de direction du directeur financier d’une start-up sportive et, un jour, on m’a demandé de gérer la paie, de commencer à recruter et de mettre en place un programme de stages.

Grâce à ce poste, j’ai pu acquérir une expérience concrète incroyable. J’ai sans doute commis une tonne d’erreurs mais j’ai énormément appris au fil du temps. J’ai été témoin de nombreux plafonds de verre brisés pour les femmes et de grandes conquêtes pour les droits LGBTQ.

J’ai également vu beaucoup de choses qui étaient loin d’être idéales et pas du tout favorables à la diversité, l’équité et l’inclusion. C’est ce qui m’a menée initialement vers une carrière RH et engagée sur la voie de la recherche de solutions pour rendre les entreprises accessibles à tous, et pas juste à un profil particulier.

Dans une interview avec Authority Magazine, intitulée « 5 étapes à franchir pour bâtir une société réellement inclusive, représentative et équitable », je partage mon expérience de jeunesse, la manière dont elle a influencé ma vision de la vie et comment elle m’a permis de réaliser que les RH étaient un domaine où je pouvais avoir un réel impact.

Si nous demandions à un·e ami·e de vous décrire, que dirait-il/elle ?

Ma mère m’a toujours décrite comme une directrice de croisière. Elle voyait que je donnais le meilleur de moi-même en travaillant avec une équipe ou un « équipage », et que j’aimais m’impliquer dans chaque conversation. Comme elle pourrait le dire : je veux avoir un doigt dans chaque projet. Je veux tout savoir de ce qui se passe, mais également permettre aux gens de réussir de façon autonome.

Je pourrais sans doute parler à un caillou si c’était nécessaire.

Être capable de se présenter et d’agir est une qualité précieuse. En cas de doute, il vaut mieux agir : parfois, il vaut mieux que ce soit fait que parfait.

Si vous repensez à votre parcours professionnel, quelle histoire intéressante vous vient à l’esprit ?

Cette histoire se passe avant que je travaille à plein temps et que je cumulais alors quatre emplois à temps partiel. J’étais assistante administrative auprès d’une ancienne directrice marketing de NBC Universal, assistante de direction du directeur exécutif d'une association de danse, et aussi nounou pour un enfant de 8 ans dont les parents étaient des artistes de renommée mondiale.

Le quatrième poste consistait à être assistante personnelle de Sonja Morgan de The Real Housewives of New York. Je me rappelle être arrivée à l’entretien, qui avait lieu dans son brownstone personnel à l’est de Manhattan.

Nous étions en entretien dans sa cuisine lorsque sa styliste est descendue pour lui demander de monter se changer pour son prochain événement. Sonja m’a invitée à l’accompagner et, en montant à l’étage vers sa chambre, j’ai vu deux autres assistantes qui peinaient à synchroniser les contacts de son téléphone sur plusieurs appareils.

J’ai dit : « Je me débrouille plutôt bien en informatique, laissez-moi voir ce que je peux faire », et en une vingtaine de minutes, j’ai réussi à synchroniser ses différents ordinateurs Mac avec plusieurs iPhones.

C’est ce qui m’a permis d’obtenir le poste. Pour moi, cette anecdote illustre l’importance d’être quelqu’un d’actif. Être capable de se présenter et d’agir est une vraie qualité. En cas de doute, il vaut mieux agir : parfois, il vaut mieux que ce soit fait que parfait.

Quelle est la leçon la plus marquante que vous ayez apprise au cours de votre carrière ?

Passez à l’action. Soyez celle ou celui qui fait avancer les choses.

Je ne saurais dire combien de fois on m’a offert une opportunité simplement parce que j’ai levé la main et que j’ai été la première à dire : « Bien sûr, je vais le faire. » Que je comprenne tout sur le moment ou que je découvre au fur et à mesure, j’ai sauté sur l’occasion. Cette attitude m’a guidée aussi bien dans ma vie professionnelle que dans mon quotidien.

Ma partenaire d’affaires, Jessica Lambrecht, me décrit comme une femme d’action et j’en suis très fière, car j’agis de façon intentionnelle pour faire avancer les choses et impulser le progrès.

Il arrive souvent qu’on ait peur de démarrer quelque chose, et il paraît plus facile de se trouver des excuses alors qu’en réalité, il est encore plus simple d’ouvrir un document et de se lancer.

photo of Jes Osrow

Merci de nous avoir donné un aperçu de qui vous êtes ! Passons aux questions. Lorsque vous entendez l’expression « construire un monde du travail meilleur », que vous évoque-t-elle ?

Pour moi, construire un monde du travail meilleur signifie un lieu de travail qui n’est pas unique ; c’est quelque chose de grandiose. Je pense au film « Everything Everywhere All at Once » et à tous les scénarios qui s’y déroulent.

Comment devenir un lieu de travail flexible, agile, capable de changer et d’évoluer ? Cela ne passe pas par un seul chemin, une seule méthode ou une seule technologie.

Quand je parle d’accessibilité, beaucoup pensent immédiatement au handicap. Mais c’est bien plus vaste, et l’accessibilité est souvent reléguée au second plan

Il est important de reconnaître que chacun travaille différemment, et l’accessibilité peut soutenir chacun de manière non seulement sûre et saine, mais aussi agréable et, osons-le dire, amusante.

Quand je réfléchis à ma manière de travailler, je sais que lorsque je parle ou mène des entretiens comme celui-ci, c’est toujours utile pour moi de bouger. Cela m’aide à penser plus clairement.

Avoir quelque chose qui favorise la circulation sanguine m’aide à mieux travailler. Je n’ai jamais eu de lieu de travail qui le permette jusqu’au Covid, où une prime de télétravail m’a permis d’acheter un tapis de marche pour mettre sous mon bureau. Cela a été fantastique pour ma santé au quotidien et mon bien-être au travail.

Identifiez comment chaque personne peut bien faire son travail, puis cherchez comment créer un environnement accessible pour lui permettre de le faire encore mieux.

Construire un monde du travail meilleur, c’est bâtir des entreprises où chacun peut travailler et en profiter. Qu’il s’agisse de quelqu’un qui souhaite faire une grande carrière et gravir rapidement les échelons ou simplement de faire ses heures, nous devons accepter toutes les préférences, adapter l’organisation et les rémunérer équitablement.

(note : je suis une grande militante pour l’inclusion du handicap au travail et j’explique comment soutenir les employés dans une interview avec HR Director, et je suis aussi conseillère pour Chronically Capable et Dsclo.)

A vos yeux, quel est le principal obstacle à la construction d’un monde du travail meilleur ?

L’ego ! Il n’a pas sa place dès qu’il s’agit de DEI. Nous devons pouvoir venir au travail en étant authentiques. Plus vite nous parviendrons à cela, plus vite nous pourrons progresser. 

Il ne faut pas avoir peur de ne pas savoir ; il faut être curieux d’apprendre et s’éclairer sur des sujets qui nous sont moins familiers. Quand on réalise que l’on fait une erreur, il faut le reconnaître. 

Il n’y a aucun mal à commettre une erreur ou à faire preuve de maladresse, tant qu’on la reconnaît et qu’on en comprend l’impact. Faites-lui de la place, parlez-en, ajustez votre regard, puis passez à l’action. Cela crée un espace où chacun se sent à l’aise et où la confiance peut naître car vos valeurs sont visibles et vécues à travers vos actes.

Quel conseil pratique, à notre portée, pour construire concrètement un monde du travail meilleur aujourd’hui ? Et comment vous y prendriez-vous ?

Pour la direction, un levier concret à activer, c’est le budget. Allouez des budgets ! Regardez ce que vous consacrez aux technologies, à l’ingénierie, au recrutement, à la DEI, à l’adaptation du handicap, etc.

Déterminez là où des ajustements sont nécessaires et harmonisez les priorités. Si vous ne savez pas ce dont vos équipes ont besoin, faites un tour d’écoute. Écoutez vos collaborateurs et travaillez avec eux pour répondre à leurs besoins.

Un autre levier, c’est de s’assurer que toutes les personnes soient rémunérées équitablement. Si vous n’êtes pas sûr à 100 % qu’il n’existe aucune inégalité, faites réaliser un audit externe de l’équité salariale pour comprendre ce qui se passe, qui est payé quoi, quand, où, pourquoi et comment. Identifiez les priorités de promotion, les augmentations en cours, etc.

Les tournées d’écoute des salariés et les audits d’équité salariale sont des actions concrètes, réalisables immédiatement. Je constate chaque jour l’impact durable que ces mesures peuvent avoir sur la réussite à long terme d’une entreprise en croissance !

Pouvez-vous partager une expérience, un exemple vu ou lu qui nous rapproche d’un monde du travail meilleur ?

La collaboration comme forme de leadership. L’idée est de rehumaniser le lieu de travail. 

J’ai vu ce mouvement se répandre via les réseaux sociaux sous la forme de partages d’histoires plus personnelles. Les gens se voient désormais sous un nouveau jour. Nous reconnaissons que notre travail et nos vies sont profondément liés et, plus nous pouvons l’accepter et le célébrer, mieux c’est.

Lorsque nous faisons mieux pour toutes nos équipes, toutes nos équipes s’entraident et prospèrent à leur tour.

La diversité, l’équité et l’inclusion en font partie, mais ce n’est en aucun cas le seul catalyseur. Ce type de mouvement me donne espoir que de plus en plus de personnes vont nous rejoindre, et que celles et ceux qui partagent déjà cette vision deviendront nos futurs leaders. Je pense sans cesse à la manière dont nous pouvons continuer à faire avancer cette idée au sein des organisations et au-delà.

Merci Jes ! Comment nos lecteurs peuvent-ils suivre votre travail ?

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