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Nous sommes passionnés par le monde du travail et par la manière dont nous pouvons l’améliorer. Pour satisfaire notre curiosité, nous avons lancé une série d’entretiens où nous interrogeons des dirigeants expérimentés, des chefs d’entreprise, des managers et des collaborateurs pour recueillir leurs idées sur la façon dont nous pouvons, ensemble, construire de meilleurs environnements de travail.

Maggie Smith

Maggie Smith

Rejoignez-nous dans le prochain épisode ci-dessous, alors que Maggie Smith, vice-présidente des ressources humaines chez Traliant, partage ses idées avec nous.

Nous aimerions mieux vous connaître, parlez-nous un peu de votre parcours.

J’ai découvert le monde des ressources humaines un peu par hasard en 1998.  J’avais accepté un poste à temps plein de responsable de bureau lorsque j’étais encore étudiante non traditionnelle à Northeastern University à Boston. Un jour, un formulaire d’inscription aux avantages sociaux est arrivé par fax au bureau (c’était l’époque !) et lorsque j’ai demandé à la PDG qui gérait les inscriptions, elle m’a répondu : « C’est toi ! »  Heureusement, j’étais à l’université, j’ai donc commencé à suivre des cours de ressources humaines pour mes options et pour élargir mon réseau.  J’ai tiré parti de notre courtier d’assurance et de nos prestataires pour apprendre beaucoup sur l’administration des avantages sociaux. Le champ d’action de mon poste de responsable de bureau s’est élargi pour inclure de plus en plus de tâches RH.  Finalement, j’ai quitté l’organisation pour rejoindre une véritable équipe RH et pouvoir apprendre aux côtés de collègues.  

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Si nous demandions à un(e) ami(e) de nous décrire votre personnalité, que dirait-il/elle ?

Ils diraient que je ne me prends pas trop au sérieux – j’aime rire et passer du bon temps, et j’encourage tout le monde à trouver une entreprise où il est possible de faire ainsi.  Ils diraient aussi que je suis tenace, comme un chien avec un os – mais dans le bon sens !  Plutôt persévérante dans la poursuite des objectifs.

Si vous repensez à votre parcours professionnel, quelle histoire intéressante vous vient à l’esprit ?

Mon premier « travail » après le lycée a été de m’engager 4 ans en service actif dans l’Armée américaine en tant que spécialiste des opérations de vol en aviation militaire.  Même si cela ne concerne pas directement mon métier actuel en ressources humaines, j’y ai rencontré des personnes de tous horizons – un exemple parfait d’expérience DEIB (diversité, équité, inclusion et sentiment d’appartenance). Cette expérience m’a beaucoup aidée dans ma carrière RH, notamment dans mes interactions, ainsi que dans le développement de la ténacité et de la détermination nécessaires pour mettre en place des systèmes évolutifs pour les organisations et leurs salariés.

Quelle est la leçon la plus marquante que vous avez apprise depuis le début de votre carrière ?

J’ai appris comment il ne fallait pas traiter les gens. Malheureusement, j’ai vu des cultures d’entreprise délétères créées par des dirigeants manquant d’empathie ou par des personnes prêtes à tout pour réussir.  J’ai lu « La règle, pas de compromis : Netflix et la culture du renouveau » et j’adhère totalement à leur règle « pas de génies toxiques ».  Chez Netflix, on ne recrute pas de génies toxiques – vous ne devriez pas non plus. 

Il est presque impossible de constituer une grande équipe si celle-ci comporte des génies toxiques. 

Même si la tentation est grande de les garder pour leurs compétences et leurs résultats, ne le faites pas. Ils seront un poids pour votre culture d’entreprise et nuiront au moral des équipes.  

Merci de nous avoir permis d’en savoir plus sur vous ! Passons aux choses sérieuses. Lorsque vous entendez l’expression « bâtir un monde du travail meilleur », que vous vient-il à l’esprit ?

Qu’en tant qu’employeurs et professionnelles des ressources humaines, nous avons encore beaucoup de travail à faire.  Selon moi, pour bâtir un monde du travail meilleur, il faut mettre en place ce que l’économiste de Stanford Nick Bloom appelle des « politiques de bienveillance à l’égard des gens ».  Bloom fait référence à des politiques favorisant l’intégration entre la vie pro et perso, comme le congé maternité, le partage de poste, le temps partiel, le télétravail, etc.  Pour ma part, j’ajouterais qu’il faut pousser les employeurs à offrir le plus de flexibilité possible à leurs salariés, tant que le poste s’y prête. 

Nous conservons des modèles dépassés, obligeant les gens à travailler de 9h à 17h, enfermés entre quatre murs.  Pourquoi ?

Une politique de « bienveillance » serait bien plus favorable à l’intégration entre vie professionnelle et vie privée des salariés.  Tant que le travail est fait à temps et de qualité, peu importe où et quand il est réalisé, du moment que les besoins des parties prenantes internes et externes sont satisfaits.

Selon vous, quel est le principal obstacle qui freine la construction d’un monde du travail meilleur ?

Des mentalités dépassées constituent un frein majeur à l’évolution du monde du travail.  L’innovation est ce qui nous fera progresser.  Les employeurs doivent faire confiance à leurs employés et les traiter en adultes : leur donner plus de liberté et de flexibilité. 

Quelle est la chose que l’on maîtrise et qui permettrait, concrètement et dès aujourd’hui, de bâtir un monde du travail meilleur ? Et comment la mettriez-vous en place ?

un leadership empathique peut aider à construire un meilleur monde du travail avec citation de Maggie Smith

Une bonne manière, simple, consiste à utiliser des sondages.  Puis, faites un retour auprès de vos employés.  Dites-leur ce que vous avez appris, ce qui est possible, ce qui ne l'est pas (et pourquoi).  Gérez les attentes avant de lancer le sondage, expliquez que vous tenez à leur avis et que vous souhaitez savoir ce que vous pouvez faire pour construire un meilleur monde du travail dès aujourd'hui.  Faites-leur savoir qu'il est peu probable que vous puissiez agir sur tous les points, mais que vous souhaitez connaître ce qui leur importe et que vous agirez dans la mesure du possible. 

Boucler la boucle est essentiel – si vous ne le faites pas, les gens arrêteront de partager des informations avec vous.

Pouvez-vous partager une chose que vous avez vécue, vue ou lue qui nous guide vers un meilleur univers professionnel ?

C’est une période très intéressante, après la pandémie.  Les employés partagent leurs opinions et cela attire l'attention. Par exemple, je viens de lire un article sur les employés d’un géant mondial de la technologie qui ont lancé une pétition pour protester contre l’obligation de retour au bureau trois jours par semaine après la fête du Travail. Cela marquerait la fin de deux années de télétravail pour ces employés. J’espère que les employeurs sauront penser au-delà des quatre murs du bureau et du modèle 9h-17h, et faire preuve de créativité afin de soutenir les besoins de l’entreprise mais aussi ceux de leurs employés.

Je suis curieux(se), en pensant à construire un meilleur monde du travail, y a-t-il une entreprise et/ou un leader qui se démarque et que nous devrions suivre ? Si oui, que font-ils ?

Je vous encourage à regarder du côté des dirigeants qui ont le courage d'essayer quelque chose de nouveau.  C’est ainsi que nous bâtissons un meilleur monde du travail.

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