Les modèles opérationnels RH définissent la manière dont vous structurez la fonction RH pour soutenir les objectifs de votre organisation, fournir les services RH et vous adapter aux besoins spécifiques de votre lieu de travail. Dans cet article, vous découvrirez comment les modèles opérationnels RH évoluent afin que vous puissiez actualiser votre approche, adopter de nouvelles stratégies et garantir que votre équipe RH contribue au succès futur.
Qu'est-ce qu'un modèle opérationnel RH ?
Un modèle opérationnel RH est un cadre qui détaille la manière dont la fonction RH d'une organisation va fournir les services qui permettent de soutenir la réussite de l'ensemble de l'organisation.
L'objectif d'un modèle opérationnel RH est de garantir que les ressources humaines sont alignées sur la stratégie et les objectifs globaux de l'organisation, et qu'elles peuvent soutenir les besoins de l'entreprise de la manière la plus efficace et efficiente possible.
En général, ce cadre précise les éléments suivants :
- La structure et le design de l'équipe RH (y compris les rôles et la hiérarchie d'approbation)
- Les processus et systèmes qui seront utilisés pour fournir les services RH, et
- Les indicateurs RH qui seront utilisés pour mesurer la performance de la fonction.
Un modèle opérationnel RH efficace repose sur les besoins de l'entreprise que la fonction ressources humaines cherche à couvrir. Il permet de définir les éléments suivants :
- Quelles obligations ou résultats la RH doit-elle délivrer :
- Gestion des effectifs (par exemple organisation du travail, gestion des talents, planification de la relève, gestion du changement)
- Services opérationnels (par exemple, administration des avantages sociaux) et développement du personnel (par exemple, programmes et produits de formation)
- Amélioration de la productivité et de l'engagement (par exemple initiatives visant l'expérience collaborateur, la transformation culturelle et l'inclusion et diversité).
- Qui est responsable de la livraison de ces résultats : des partenaires RH stratégiques (HRBPs), des centres d'expertise spécialisés (CoE), des centres de services partagés (SSC), des équipes projets, la technologie RH—ou une combinaison de tous ces éléments.
- Comment ces résultats sont-ils délivrés (et mesurés) :
- Organisation stratégique du travail
- Mise en place de cadres d'innovation
- Adoption de principes directeurs fondamentaux (par exemple, travail d'équipe, orientation client)
- Pratique de la définition d'objectifs et de la planification pour les objectifs RH clés
- Suivi des indicateurs clés de performance RH (KPIs RH) et intégration de la prise de décisions basée sur les données.
Types de modèles opérationnels RH
Aucune organisation n'est identique et, par conséquent, aucun modèle opérationnel RH ne va se ressembler parfaitement d'une structure à l'autre.
Cela dit, il existe quelques approches courantes pour aider les équipes RH à déterminer leur mode de fonctionnement et la structure à mettre en place.
Il convient également de préciser que ces modèles ne sont pas gravés dans le marbre et que les organisations peuvent choisir de les combiner ou de les adapter.
Voici 5 modèles généraux :
1. Modèle de partenaire d'affaires
Mis au point par un ancien invité de notre podcast, Dave Ulrich, au milieu des années 90, le modèle de partenaire d'affaires (ou modèle Ulrich) est un cadre populaire pour structurer la fonction RH afin d'améliorer son efficacité et son efficience.
Particulièrement répandu parmi les grandes organisations orientées client, le modèle original sépare la fonction RH en quatre rôles clés :
- Partenaire stratégique : travaille en étroite collaboration avec les dirigeants pour comprendre la stratégie et les objectifs de l'organisation, puis développer des stratégies RH pour les soutenir.
- Champion des employés : agit pour améliorer l'expérience globale des collaborateurs et promouvoir un environnement de travail positif.
Agent du changement : dirige ou accompagne les initiatives de changement au sein de l'organisation et contribue à créer une culture d'amélioration continue.

Dans la plupart des modèles organisationnels RH traditionnels fondés sur le modèle d’Ulrich, ces quatre rôles RH sont généralement regroupés en trois rôles qui soutiennent l’équipe de direction des ressources humaines, à savoir les partenaires d'affaires RH (ou HRBP), les centres de services partagés (ou SSCs), et les centres d’expertise (ou COE).
Partenaire d’affaires RH ou HRBP
Un partenaire d’affaires RH (ou HRBP) est un professionnel RH expérimenté qui travaille en étroite collaboration avec la direction générale et les unités métier d’une organisation.
Un HRBP agit comme un consultant stratégique plutôt que comme un simple prestataire de services RH et a pour fonction d’aligner les stratégies RH sur les objectifs globaux de l’entreprise.
Centres d’expertise (CoEs)
Les CoEs RH, ou centres d’expertise, sont des sous-fonctions centralisées au sein de la fonction RH d’une organisation qui fournissent une expertise spécialisée, des conseils et un soutien sur des disciplines RH clés. Cela inclut le recrutement ou l’acquisition de talents, l’analyse des talents et la formation et le développement.
L’objectif d’un CoE est de promouvoir les meilleures pratiques afin d’améliorer les capacités clés des RH et de veiller à ce que les activités RH soient en harmonie avec la mission, les valeurs et la culture de l’organisation.
Centres de services partagés (SSC)
Un SSC est une fonction RH assistée par les technologies de l’information, servant de point de service centralisé pour plusieurs unités métier au sein d’une même organisation. Il regroupe les personnes, les processus et les technologies nécessaires pour fournir un ensemble de services RH aux employés, aux gestionnaires et aux professionnels RH.
L’objectif d’un centre de services partagés RH est d’améliorer l’efficacité et la rentabilité des processus RH en standardisant les services, en automatisant les transactions RH et en réduisant la charge administrative. Un SSC RH fournit généralement des services tels que la gestion de la paie, l’administration des avantages sociaux, le support des systèmes d’information RH (HRIS), et les portails en libre-service destinés aux employés.
Limites du modèle de partenaire d’affaires RH
Bien que le modèle HRBP ait traversé les décennies sans grande remise en question, il se révèle de plus en plus inadapté pour répondre aux besoins évolutifs des organisations dans un contexte d’affaires aussi disruptif qu’actuel.
Parmi ses principales limites, on note que la plupart des HRBPs tout simplement manquent de disponibilité pour rester à jour sur les dernières tendances RH, et que, point important, les COE sont souvent trop rigides pour être réellement agiles et réactifs face au changement.
Cela est d’autant plus pertinent que les rôles, équipes et structures hiérarchiques évoluent rapidement dans les organisations agiles. Les responsabilités d’un salarié peuvent changer considérablement d’un jour, voire d’un mois à l’autre.
Par exemple, il est de plus en plus courant que les entreprises agiles recourent à des équipes temporaires et transversales pour mener des sprints d’innovation, identifier des problèmes ou des opportunités, et prototyper (et tester) des solutions. Ces équipes peuvent se former pendant une semaine, un trimestre ou un an avant que les collaborateurs ne soient affectés à de nouveaux projets.
Les RH doivent trouver des moyens de s’adapter à ce mode de collaboration plus horizontal. Pour y parvenir, il leur faut des modèles de fonctionnement RH plus souples et agiles que ceux fondés sur les hiérarchies et les architectures de rôles d’antan – y compris le modèle d’Ulrich.
2. Modèle fonctionnel
Le modèle fonctionnel d’organisation RH est structuré autour de fonctions ou de départements spécialisés, chacun étant centré sur un domaine précis de la gestion des ressources humaines.
Ce modèle organise la fonction RH en unités distinctes responsables de différentes activités RH telles que le recrutement, la formation et le développement, ou encore la rémunération et les avantages sociaux.
Chacune de ces unités agit comme un centre d’expertise dans son domaine, offrant des services spécialisés, des conseils et un soutien au reste de l'organisation.
Principales caractéristiques du modèle fonctionnel d’organisation RH :
- Spécialisation : Chaque fonction au sein des RH est dotée de spécialistes possédant des connaissances et compétences approfondies dans leur domaine spécifique. Cela permet d'obtenir un haut niveau d'expertise et d'efficacité dans la gestion des processus et problématiques RH.
- Efficacité : En regroupant des activités similaires au sein de départements spécialisés, le modèle fonctionnel permet de réaliser des économies d’échelle, standardise les processus et optimise l’utilisation des ressources.
- Clarté des rôles : La division des RH en fonctions distinctes offre des rôles et responsabilités clairs, facilitant ainsi la gestion des activités RH et la responsabilisation.
- Cohérence : Une structure fonctionnelle peut favoriser la cohérence des politiques et pratiques RH à travers toute l’organisation, chaque fonction établissant son propre ensemble de normes et directives.
Limites du modèle fonctionnel RH :
- Silos : L’un des défis du modèle fonctionnel est la possibilité de créer des silos au sein des RH, où les départements fonctionnent isolément les uns des autres. Cela peut entraîner un manque de coordination et d'intégration des activités RH à l’échelle de l’organisation.
- Flexibilité : La spécialisation de chaque fonction RH peut limiter sa flexibilité pour répondre à l’évolution des besoins organisationnels ou aux nouvelles tendances RH.
- Alignement sur le business : Il existe un risque que les fonctions RH deviennent trop centrées sur elles-mêmes et déconnectées des objectifs globaux et des besoins de l’entreprise, se concentrant davantage sur les processus RH que sur les résultats business.
3. Modèle Front-Back
Le modèle Front-Back partage des caractéristiques avec le modèle HRBP car il met également en œuvre les business partners, les services partagés et les CoE.
Ce modèle divise le département RH en deux grandes parties : le « Front » et le « Back ».
RH Front office :
- Rôle orienté business : Le front office RH se concentre sur l’interaction directe avec les responsables business et les collaborateurs. Il a pour mission de comprendre les besoins stratégiques de l’entreprise et de veiller à ce que les politiques, programmes et services RH y soient alignés.
- HR business partners : Généralement, cette zone comprend les HR Business Partners (HRBPs) qui travaillent étroitement avec les chefs de département et responsables opérationnels afin d’offrir un accompagnement RH stratégique, de soutenir la conception organisationnelle, la gestion des talents et de porter les initiatives RH soutenant les objectifs de l’entreprise.
- Engagement et relations employés : Le front office est aussi souvent responsable de l’engagement collaborateur, des initiatives visant à améliorer la culture d’entreprise et de la gestion des problématiques complexes de relations employés, agissant comme premier point de contact pour les salariés.
RH Back office :
- Rôle opérationnel et administratif : Le back office RH se concentre sur les activités RH opérationnelles, administratives et transactionnelles comme la paie, l’administration des avantages, la gestion des données RH et la conformité avec la législation du travail.
- Centres d’expertise : À l’instar du modèle HRBP, le back office peut également inclure des CoE pour divers domaines de spécialité RH, tels que la rémunération et les avantages sociaux, la formation et le développement, ou encore l’acquisition de talents.
- Services partagés : Dans les grandes organisations, le back office peut intégrer un centre de services partagés qui traite les transactions RH courantes et les demandes des collaborateurs à travers toute l’entreprise, en s’appuyant sur la technologie et des processus standardisés pour optimiser l'efficacité.
Principales caractéristiques du modèle Front-Back :
- Alignement stratégique : En dissociant les rôles stratégiques et opérationnels, ce modèle permet au front office de se concentrer sur l’alignement des initiatives RH avec les stratégies business, tandis que le back office assure l’exécution efficace des processus RH.
- Efficacité et expertise : Le focus du back office sur l’excellence opérationnelle et celui du front office sur l’alignement stratégique contribuent ensemble à assurer une prestation des services RH efficace et efficiente grâce à l’expertise de chaque domaine.
- Souplesse et réactivité : Ce modèle peut renforcer la capacité des RH à répondre aux besoins changeants du business, en permettant au front office d’être un partenaire flexible et d’adapter les stratégies RH selon les besoins, tandis que le back office maintient des opérations stables et efficaces.
Limites du modèle Front-Back :
- Intégration et communication : Garantir une communication et une coordination efficaces entre le front-office et le back-office est essentiel pour éviter le cloisonnement et assurer des services RH fluides et cohérents.
- Équilibre entre exigences stratégiques et opérationnelles : Trouver le bon équilibre entre les initiatives stratégiques et l'efficacité opérationnelle peut s'avérer complexe, et exige des rôles, responsabilités et attentes clairement définis.
4. Le modèle en hub et satellites
Le modèle en hub et satellites est une approche conçue pour combiner un contrôle centralisé avec une exécution décentralisée, favorisant à la fois l'efficacité et la flexibilité dans la gestion des ressources humaines à l'échelle de l'organisation.
Ce modèle se caractérise par un « Hub » central qui fournit des orientations, des politiques et des services RH stratégiques, entouré de « Satellites » adaptés aux besoins spécifiques des différentes unités d’affaires ou régions géographiques.
Hub :
- Fonctions centralisées : Le Hub regroupe l’équipe RH centrale responsable de la planification stratégique, de l’élaboration des politiques et de la supervision. Il peut également accueillir des centres d’expertise pour les fonctions RH spécialisées.
- Standardisation et contrôle : Le rôle principal du Hub est d’assurer la cohérence des pratiques RH au sein de l’entreprise, d’aligner les stratégies RH sur la stratégie globale de l’organisation, et de gérer les initiatives et technologies RH à l’échelle du groupe.
Satellites :
- Équipes RH locales : Les satellites représentent des équipes RH décentralisées implantées dans différentes unités d’affaires, départements ou régions géographiques. Ces équipes sont responsables de la mise en œuvre et de l’adaptation des pratiques RH selon les besoins spécifiques de leur périmètre.
- Flexibilité et réactivité : En étant proches des opérations et des collaborateurs qu’ils accompagnent, les satellites peuvent fournir un accompagnement RH davantage personnalisé, traiter plus efficacement les problématiques locales et garantir que les initiatives RH soient pertinentes et adaptées au contexte de chaque entité.
Caractéristiques clés du modèle en hub et satellites :
- Équilibre entre cohérence et personnalisation : Ce modèle vise à trouver un équilibre entre la cohérence des politiques et pratiques RH à l’échelle de l’organisation (par le Hub) et la personnalisation et la réactivité aux besoins locaux (par les satellites).
- Efficacité et expertise : Le Hub central permet à l’organisation de bénéficier d’économies d’échelle et de développer une expertise approfondie dans des domaines RH stratégiques, tandis que les satellites offrent une gestion RH plus agile et efficace au plus près du terrain.
- Alignement stratégique et flexibilité opérationnelle : Le Hub se concentre sur l’alignement stratégique avec les objectifs de l’entreprise, tandis que les satellites se concentrent sur les enjeux RH opérationnels et tactiques, assurant ainsi le soutien RH aux besoins autant stratégiques qu’opérationnels de l’organisation.
Limites du modèle en hub et satellites :
- Communication et coordination : Une communication et une coordination efficaces entre le Hub et les satellites sont essentielles pour éviter le cloisonnement, garantir l’alignement et faciliter le partage des meilleures pratiques à travers l’organisation.
- Équilibre entre contrôle central et autonomie locale : Trouver le bon dosage entre contrôle central et autonomie locale peut être complexe, car une centralisation excessive peut freiner l’innovation locale, tandis qu’une décentralisation excessive peut entraîner de l’incohérence et de l’inefficacité.
5. Modèle fédéré
Le modèle fédéré d’organisation RH est une approche visant à concilier le besoin de politiques et pratiques RH centralisées avec l’autonomie des différentes unités d’affaires ou régions géographiques.
Il s’agit d’un mode hybride qui combine des éléments de centralisation et de décentralisation, permettant à la fois l’uniformité au niveau des fonctions RH stratégiques et la flexibilité dans la mise en œuvre locale.
Caractéristiques principales du modèle RH fédéré :
- Stratégie centralisée avec exécution décentralisée : Au cœur du modèle fédéré, les aspects stratégiques des RH (tels que les politiques globales, les valeurs fondamentales, la gestion stratégique des talents) sont gouvernés de manière centralisée, garantissant la cohérence et l’alignement avec les objectifs globaux de l’organisation. L’exécution, en revanche, est décentralisée, permettant aux équipes RH locales d’avoir l’autonomie nécessaire pour adapter et mettre en œuvre ces stratégies selon leur contexte et leurs besoins spécifiques.
- Équilibre des pouvoirs : Ce modèle se caractérise par un équilibre soigneusement dosé des pouvoirs et des responsabilités entre la fonction RH centrale et les entités RH présentes dans les différentes unités opérationnelles ou régions géographiques. Il existe une responsabilité partagée dans la réalisation des objectifs RH et business, avec une répartition claire de ce qui est piloté au centre et de ce qui est géré localement.
- Collaboration transversale et interrégionale : Les modèles RH fédérés favorisent la collaboration entre les différentes parties de l’organisation. Cela peut impliquer des équipes transverses travaillant sur des projets ou initiatives spécifiques, le partage des meilleures pratiques et la mutualisation des connaissances entre les régions et unités opérationnelles.
- Souplesse et réactivité : En permettant aux entités locales de gérer les fonctions RH de la manière la plus adaptée à leurs défis et opportunités spécifiques, le modèle fédéré offre à l’organisation une plus grande flexibilité et une meilleure réactivité face aux conditions des marchés locaux et aux particularités culturelles.
Caractéristiques du modèle fédéré :
- Alignement avec la stratégie de l’entreprise : Assure que les politiques et pratiques RH sont constamment alignées avec les objectifs globaux de l’organisation, tout en prenant en compte les besoins locaux.
- Agilité renforcée : L’aspect décentralisé permet de répondre plus rapidement aux défis et opportunités locaux, améliorant ainsi l’agilité globale de l’organisation.
- Sensibilité culturelle : Favorise une approche RH plus sensible aux spécificités culturelles, en reconnaissant et en s’adaptant à la diversité au sein de l’organisation.
Limites du modèle fédéral :
- Complexité de la coordination : Maintenir une communication et une coordination efficaces entre la fonction RH centrale et les unités locales peut s’avérer difficile, ce qui peut entraîner des inefficacités ou des incohérences.
- Risque de fragmentation : Il existe un risque de fragmentation si les unités locales s’écartent trop des politiques centrales ou si les rôles et responsabilités ne sont pas clairement définis.

Le besoin de nouveaux modèles opérationnels
Quiconque travaille dans les ressources humaines peut témoigner du fait que le rôle des RH a considérablement évolué ces dernières années.
En conséquence, la mission de la fonction RH évolue rapidement pour suivre le rythme des transformations du monde du travail :
| De : | À : |
|---|---|
Diriger la planification de la main-d'œuvre et le recrutement. | Diriger la planification de la main-d'œuvre et le recrutement, avec une attention accrue portée à la marque employeur pour attirer et fidéliser les meilleurs talents. |
| Mise en place de plans d'avantages sociaux identiques pour tous répondant aux besoins de la majorité des employés. | Évaluer et ajuster les avantages sociaux des employés selon les véritables besoins et priorités des individus. |
| Implémenter un logiciel RH à des fins administratives et de gestion des dossiers. | Mettre en place un logiciel RH pour numériser, rationaliser et automatiser les flux de travail, tout en exploitant les analyses de la main-d'œuvre afin d’établir des références et d’améliorer les indicateurs clés de la RH. |
| Fournir des sessions d'intégration spécifiques à l'entreprise pour présenter la culture d'entreprise aux nouveaux employés. | Faciliter les processus d’onboarding des employés qui permettent aux nouvelles recrues de monter en compétence plus rapidement et plus efficacement. |
| Utiliser des processus annuels de gestion de la performance pour fournir à tous les collègues un retour d'information sur la progression de leurs objectifs. | Tester de nouvelles méthodologies de gestion de la performance plus efficaces afin de mieux reconnaître les réussites, développer le potentiel et associer les meilleurs talents aux postes stratégiques. |
| Offrir un large éventail de ressources pour le bien-être des employés, afin de répondre aux besoins du plus grand nombre. | Offrir une expérience employé exceptionnelle, qui favorise la santé et le bien-être des employés et lutte contre le burnout au travail. |
| Donner aux collègues les moyens de "prendre en main leur propre développement" en leur fournissant de nombreuses ressources d’accompagnement. | Déployer une planification de la relève efficace à grande échelle, encourager la mobilité interne, et développer des leaders qui inspirent les employés à donner le meilleur d’eux-mêmes. |
| S’appuyer sur des enquêtes annuelles d’engagement pour recueillir les retours des employés et encourager les équipes à être actrices du changement. | Prendre des mesures intentionnelles pour améliorer la fidélisation des employés et accroître leur engagement. |
| Créer des programmes de formation et de développement spécifiques aux postes. | Favoriser une culture de l’apprentissage propice au développement de carrière, et mettre en place des programmes de formation et de développement pour combler les écarts de compétences. |
S’appuyer sur des groupes de ressources d’employés pour donner les moyens d’agir en faveur d'un environnement de travail plus inclusif. | Favoriser activement une culture organisationnelle inclusive et psychologiquement sûre, qui met en avant la diversité, l’équité et l'inclusion sur le lieu de travail. |
Alors que le mandat de la fonction RH continue d’évoluer, il est évident que de nouveaux modèles opérationnels sont nécessaires afin d’offrir aux professionnels des ressources humaines la stratégie, les ressources et la flexibilité pour imaginer des solutions créant de la valeur, en équilibrant les priorités de l’organisation avec celles de ses employés.
Modèles opérationnels pour le futur des RH
La transformation ou l’évolution des RH est inévitable pour les organisations qui veulent rester compétitives dans le futur du travail.
Une étude récente a révélé que plus de 90% des directeurs des ressources humaines (CHROs) aux États-Unis et en Europe s’attendent à des changements majeurs dans le modèle opérationnel RH au cours des deux ou trois prochaines années.
Alors que la fonction RH se confronte à l’évolution de son rôle et à la transformation numérique, divers nouveaux modèles opérationnels émergent.
Certains facteurs communs à ces nouveaux modèles incluent :
- Une conscience du besoin croissant d'agilité et d’adaptabilité
- Une focalisation accrue sur l’expérience employé
- L’utilisation de technologies telles que les logiciels d’automatisation des flux de travail et l’analyse de données pour augmenter les capacités RH.
Mais concrètement, à quoi cela ressemble-t-il ? Comment pouvons-nous organiser la fonction RH pour permettre aux entreprises de délivrer une excellente expérience collaborateur de bout en bout ?
Eh bien, cela dépend de la stratégie d’entreprise que les RH soutiennent et de la taille de votre organisation.
Gartner soutient que la création d’un modèle opérationnel RH flexible et efficace nécessitera quatre changements clés :
- Fractionner le rôle de HRBP en fonctions plus spécialisées
- Constituer un vivier de spécialistes RH dynamiques pour résoudre les problèmes
- Mettre en œuvre une nouvelle génération de COE pour fournir un accompagnement agile
- Développer une équipe solide dédiée à la fourniture de services RH et aux opérations
McKinsey a identifié huit évolutions innovatrices à l’origine de cinq archétypes de modèle opérationnel : Ulrich+, Agile, axé sur l’expérience employé, dirigé par les managers, et piloté par les machines. L’image ci-dessous résume ces modèles opérationnels.

Choisir le bon modèle opérationnel RH
Chaque organisation est différente. Il est donc logique que le modèle opérationnel optimal dépende du contexte spécifique, du modèle économique, des priorités stratégiques et des besoins opérationnels de l’entreprise.
Voici quelques facteurs qui influencent le choix du modèle opérationnel le mieux adapté :
- Stratégie d’entreprise, objectifs organisationnels et besoins. Le niveau de maturité et l’orientation stratégique globale d’une entreprise doivent s’aligner sur sa stratégie RH. Le modèle opérationnel RH doit répondre aux besoins organisationnels à court et long terme, qu’il s’agisse d’améliorer la fidélisation, d’acquérir des talents, de développer/réorienter les compétences existantes, ou d’accompagner la transformation. C’est votre étoile polaire !
- Taille et structure organisationnelle. Une entreprise dotée d’une équipe RH réduite aura naturellement des besoins différents de ceux d’un grand groupe avec un service RH conséquent et plusieurs responsables RH. Par exemple, une grande entreprise à la culture établie devra arbitrer entre la nécessité de cohérence/homogénéité à l’échelle de ses implantations et les avantages de modèles plus flexibles (et agiles).
- Périmètre géographique. Qu’une entreprise opère sur une seule région, à l’échelle nationale ou internationale, aura un impact sur ses besoins RH. Par exemple, une organisation très dispersée privilégiera probablement un modèle décentralisé avec des pôles locaux plutôt qu’un modèle centralisé.
- Modèle de travail/de la main-d’œuvre. Les entreprises ayant des équipes en télétravail ou hybrides auront des besoins opérationnels RH différents, par exemple une dépendance accrue à la technologie RH tel que les portails de libre-service pour les salariés.
- Stack technologique RH. Le système d’informations RH (SIRH) d’une organisation et les capacités des outils utilisés peuvent considérablement impacter la façon dont la fonction RH opère. Par exemple, de nombreux SIRH permettent d’améliorer l’efficacité et la productivité RH grâce à l’automatisation des processus administratifs. Toutefois, la migration vers un nouveau SIRH représente parfois un vrai défi pour les structures disposant déjà de solutions bien ancrées.
Certaines organisations peuvent constater que la meilleure solution est d’adopter une combinaison de plusieurs modèles opérationnels différents.
Par exemple, une multinationale pourrait faire évoluer ses centres de services partagés Ulrich vers une version intégrant des services globaux virtuels tout en conservant certains pôles d’excellence spécialisés ou localisés.
La transition vers un nouveau modèle opérationnel RH
Pour beaucoup d’entreprises, évoluer vers un nouveau modèle opérationnel peut sembler particulièrement intimidant.
Pour ces organisations, il est important de souligner que la transition ne rime pas forcément avec une refonte totale ou une transformation instantanée des systèmes.
Il peut également être tentant de croire qu’investir dans les bonnes technologies suffira à tout régler.
Cependant, sans une analyse approfondie des systèmes existants, des besoins des collaborateurs, des carences actuelles de la fonction RH, et du rôle de la RH dans la concrétisation de la vision stratégique de l’entreprise—sans oublier une mise en œuvre soignée et une gestion du changement—même la technologie RH la plus avancée ne sera qu’une solution temporaire.
Voici quelques bonnes pratiques pour mener efficacement la transition vers un nouveau modèle opérationnel RH :
- Impliquer les parties prenantes de l’ensemble de l’organisation
- Donner au service RH de première ligne une place à la « table » stratégique pour aligner les priorités RH et métier
- Évaluer les compétences essentielles et identifier les domaines nécessitant un renforcement des capacités
- Écouter activement les employés afin de comprendre leurs besoins et priorités
- Identifier les écarts et les opportunités d'améliorations progressives
- Organiser des sprints avec des équipes interfonctionnelles pour une perspective plus large
- Créer une feuille de route d’accompagnement avec de petits objectifs réalisables
- Adopter un état d’esprit agile en mettant en œuvre, testant et itérant avant de déployer à grande échelle
- Mesurer l’impression des changements à travers une analyse de données quantitative et qualitative, puis poursuivre l’ajustement et l’optimisation de votre modèle opérationnel.
