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Le recrutement international est de plus en plus courant car il s’agit d’un excellent moyen de trouver des talents et d’étendre vos activités.

Cependant, recruter à l'international implique de respecter les législations en matière d’emploi des différents pays ainsi que les normes des organismes internationaux tels que l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Utilisez ce guide pour comprendre ces exigences et savoir comment rester en conformité avec elles.

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Qu’est-ce que les lois internationales en matière d’emploi ?

Les lois internationales en matière d’emploi englobent un large éventail de réglementations et d’accords qui régissent les pratiques du travail à travers différents pays. Ces lois visent à protéger les droits des travailleurs, à garantir un traitement équitable et à promouvoir des conditions de travail décentes à l’échelle mondiale.

À l’échelle mondiale, l’OIT contribue à fixer les normes du travail dans 187 États membres, cherchant à réunir travailleurs, employeurs et gouvernements pour promouvoir la justice sociale et des conditions de travail décentes. 

Les pays membres s’engagent à respecter les conventions de l’organisation et sont tenus de les intégrer dans leur législation nationale.

Dans ce large cadre international, l’OIT aborde en détail les problématiques liées à l’emploi. Leurs objectifs politiques clés comprennent :

  • Élimination du travail des enfants
  • Interdiction du travail forcé ou obligatoire
  • Prévention de la discrimination sur le lieu de travail
  • Protection du droit à la négociation collective, y compris l’adhésion à un syndicat.

À l’échelon régional, des traités tels que la législation européenne du travail et l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine du travail ont pour but de promouvoir le progrès social et d’améliorer les conditions de vie et de travail des populations de ces territoires.

Pourquoi est-il important de respecter les lois internationales en matière d’emploi ?

Respecter les lois internationales en matière d’emploi est crucial pour plusieurs raisons, chacune contribuant au bien-être des individus, des entreprises et de la société dans son ensemble. Voici les raisons principales :

Ne pas se conformer aux lois internationales en matière d’emploi peut entraîner des conséquences importantes, notamment :

  • Amendes et sanctions : Les gouvernements et organismes internationaux peuvent infliger des amendes élevées aux entreprises qui enfreignent la législation du travail.
  • Litiges juridiques : Le non-respect de ces lois peut entraîner des poursuites judiciaires coûteuses et des demandes d’indemnisation.
  • Perturbations des opérations : Les sanctions et pénalités peuvent perturber le fonctionnement de l’entreprise et menacer sa stabilité financière.

Comme le souligne Wendy Mankinson, responsable RH chez Joloda Hydroroll, « En tant qu’entreprise qui fait des paiements dans plus de 35 pays, nous devons nous assurer de maîtriser les réglementations locales en matière de données, fiscalité, droit du travail et sécurité. Même si ces règles ne changent pas très souvent, nous ne voulons pas faire quoi que ce soit d’incorrect ou d’illégal, c’est pourquoi nous réservons du temps pour vérifier régulièrement la réglementation et nous assurer d’être conformes. »

Les solutions globales de gestion de la paie telles que Deel et Papaya Global peuvent aider à cet égard puisque leurs services, tout comme ceux de nombreux autres prestataires internationaux de paie, sont constamment suivis par des experts RH en matière de conformité internationale.

2. Valoriser la réputation de l’entreprise

Les entreprises qui respectent les lois internationales en matière d’emploi jouissent souvent d’une meilleure réputation. Cela peut entraîner :

  • Confiance accrue des consommateurs : Les clients sont plus susceptibles de soutenir les entreprises qui traitent leurs employés équitablement.
  • Amélioration des relations : Le respect des lois internationales du travail favorise de meilleures relations entre pays et organisations. 
  • Attraction de talents : Les travailleurs qualifiés cherchent davantage à rejoindre des entreprises reconnues pour leurs pratiques éthiques.
  • Renforcement de la confiance des investisseurs : Les investisseurs privilégient les entreprises dotées de solides pratiques sociales, les jugeant plus pérennes et moins exposées aux problèmes légaux et sociaux.

3. Intégrité de la chaîne d’approvisionnement mondiale

Pour les entreprises multinationales, garantir que toutes les parties de leur chaîne d’approvisionnement respectent les lois internationales en matière d’emploi est essentiel, et nécessite souvent des systèmes robustes de logiciels de conformité. Cela inclut :

  • Prévenir les pratiques d’exploitation : S’assurer que les fournisseurs et sous-traitants respectent également les normes du travail pour éviter toute forme d’exploitation. Cela est particulièrement important dans les pays en développement comme la Chine, l’Inde et la Turquie.
  • Maintenir la cohérence : Faire respecter les mêmes normes du travail dans tous les pays d’opération afin de préserver une image de marque cohérente.

À l’inverse, les organisations qui négligent ces obligations s’exposent à des dommages de réputation qui compliqueront leur implantation sur de nouveaux territoires et nuiront à la perception des consommateurs.

4. Protection des droits des travailleurs

Les lois internationales de l’emploi protègent les droits fondamentaux des travailleurs, garantissant qu’ils soient traités en toute sécurité et avec dignité. Cela inclut notamment :

  • Rémunération équitable : S’assurer que les travailleurs soient rémunérés justement pour leur travail.
  • Conditions de travail sûres : Protéger les travailleurs contre les environnements dangereux et veiller à leur santé ainsi qu’à leur sécurité.
  • Non-discrimination : Promouvoir l’égalité des chances et prévenir toute discrimination fondée sur la race, le genre, la religion ou d’autres facteurs.

5. Justice sociale et responsabilité éthique

La conformité RH globale avec les lois internationales de l’emploi s’inscrit dans une démarche plus large de justice sociale et de responsabilité sociale des entreprises. Cela comprend :

  • Promouvoir les droits humains : S’assurer que tous les travailleurs, quelle que soit leur nationalité, bénéficient des droits humains fondamentaux.
  • Soutenir les initiatives mondiales : Contribuer aux efforts mondiaux visant à éliminer la pauvreté et à améliorer le niveau de vie grâce à des pratiques d’emploi équitables.

Problèmes courants en droit international du travail

Voici quelques problèmes courants auxquels les entreprises sont souvent confrontées lorsqu’elles gèrent une main-d’œuvre à l’international :

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1. Durée du travail et heures supplémentaires

  • Semaine de travail standard : La durée de la semaine de travail standard varie. Par exemple, en France, elle est de 35 heures, alors qu’au Japon elle est généralement de 40 heures. Les Pays-Bas sont à 31,5 — pas mal !
  • Réglementation des heures supplémentaires : Les règles relatives au paiement des heures supplémentaires et aux taux applicables diffèrent. Certains pays imposent des exigences strictes, tandis que d’autres sont plus souples. En Espagne, les heures supplémentaires sont en général limitées à 80 heures par an tandis qu’à Singapour, il n’y a pas de limites.

2. Salaire minimum

  • Montant et ajustement : Le salaire minimum varie considérablement d’un pays à l’autre (et même en leur sein), et il est souvent ajusté périodiquement pour refléter l’inflation et le coût de la vie. Par exemple, le salaire minimum à Genève, en Suisse, est supérieur à celui de nombreux autres pays.

3. Congés payés

  • Congés annuels : Le nombre de jours de congés payés annuels varie considérablement. Ainsi, les salariés des pays de l’UE comme le Portugal et l’Italie bénéficient d’au moins quatre semaines de vacances payées, alors qu’aux États-Unis il n’existe aucune obligation fédérale à ce sujet.
  • Jours fériés : Le nombre et la reconnaissance des jours fériés diffèrent également. Certains pays, comme l’Inde, en comptent de très nombreux, tandis que d’autres, comme les États-Unis, en ont beaucoup moins.

4. Classification des travailleurs

  • Salarié ou prestataire : Mal classer un salarié en tant qu’indépendant est un piège courant pour la conformité. Aux États-Unis, par exemple, l’IRS et le Département du Travail examinent le contrôle et l’indépendance — c’est-à-dire le degré de contrôle de l’employeur sur l’emploi du temps, les méthodes, les outils et la présence commerciale. La France a une vision plus stricte : si un prestataire dépend économiquement d’un seul client ou est intégré dans l’entreprise (ex. : travaille sur site, suit le règlement intérieur), il sera probablement considéré comme un salarié.

5. Congé maternité et paternité

  • Durée et rémunération : La durée et la rétribution du congé maternité et paternité varient fortement. En Suède, les parents bénéficient de 480 jours de congé parental payé, tandis qu’aux États-Unis il n’existe pas d’obligation fédérale concernant le congé parental payé.
  • Protection du poste : Certains pays garantissent le maintien du poste pendant et après le congé maternité, alors que d’autres offrent des protections moindres (voir plus de détails dans notre guide sur le congé maternité par pays).

6. Contrats de travail

  • Exigences contractuelles : La forme et le contenu des contrats de travail peuvent varier. Dans certains pays, les contrats écrits sont obligatoires, tandis que dans d'autres, les accords verbaux peuvent être juridiquement contraignants.
  • Périodes d'essai : La durée et les conditions des périodes d'essai peuvent varier. Par exemple, les périodes d'essai en Allemagne peuvent durer jusqu'à six mois, tandis qu'au Royaume-Uni, elles sont généralement de trois mois.

7. Sécurité sociale et avantages sociaux

  • Contributions et couverture : La structure et le niveau des cotisations de sécurité sociale exigées tant pour les employeurs que pour les employés diffèrent. Dans certains pays comme le Danemark, la sécurité sociale est principalement financée par l'impôt général, alors que dans d'autres, comme les États-Unis, elle est financée par des cotisations spécifiques sur la paie.
  • Types d’avantages : L'éventail des avantages proposés, tels que les soins de santé, l'assurance chômage et les retraites, peut varier.

8. Rupture de contrat et indemnités de départ

  • Préavis : À l'instar du WARN Act aux États-Unis, la plupart des pays disposent de lois exigeant un préavis pour la rupture d'un contrat de travail. Au Japon, il est généralement de 30 jours, tandis qu'au Canada, il peut aller d'une semaine à huit semaines selon l'ancienneté de l'employé.
  • Motifs de licenciement : Les législations concernant les motifs de licenciement varient également. Par exemple, la plupart des États américains appliquent le principe de « licenciement à volonté », ce qui signifie que les employeurs peuvent licencier des employés pour n'importe quel motif ou sans motif, à condition que cela ne soit pas illégal (par ex. discrimination ou représailles). Cependant, dans de nombreux pays de l'UE, « juste cause » est exigée, et les salariés ne peuvent pas être licenciés de façon arbitraire.
  • Indemnités de départ : Le montant et les conditions des indemnités de départ diffèrent d’un pays à l’autre. Certains pays exigent une indemnité basée sur l’ancienneté, tandis que d'autres ne l’imposent pas.

9. Réglementation santé et sécurité

  • Normes et application : La rigueur des réglementations en matière de santé et sécurité et leur application peuvent différer. Des pays comme l'Allemagne disposent de normes sanitaires et sécuritaires strictes et de mécanismes d’application robustes, alors que d'autres peuvent avoir une réglementation moins complète.
  • Responsabilités de l’employeur : Les obligations spécifiques des employeurs pour fournir un environnement de travail sûr peuvent varier.

10. Discrimination et égalité des chances

  • Caractéristiques protégées : Les caractéristiques protégées contre la discrimination, telles que la race, le genre, l’âge, le handicap et l’orientation sexuelle, peuvent différer. Par exemple, le Royaume-Uni dispose de lois anti-discrimination complètes couvrant de diverses caractéristiques, tandis que d'autres pays peuvent avoir des protections plus limitées.
  • Mécanismes d’application : L’efficacité et l’accessibilité des mécanismes permettant de faire appliquer les lois anti-discrimination peuvent varier.

11. Négociation collective et syndicats

  • Taux de syndicalisation : La prévalence et le pouvoir des syndicats diffèrent. Dans des pays comme la Suède et la Finlande, le taux de syndicalisation est élevé, alors qu'aux États-Unis, il est bien plus bas.
  • Droits de négociation : Les droits et les processus pour la négociation collective peuvent varier, influant sur la résolution des conflits du travail ainsi que sur la négociation des salaires et des conditions de travail.

12. Conformité fiscale et paie

  • Taxes sur la paie : Ces obligations varient considérablement d’un pays à l’autre : les employeurs sont généralement responsables de la retenue et du versement des impôts sur le revenu et des cotisations sociales pour leurs salariés, tandis que les travailleurs indépendants gèrent normalement eux-mêmes leur fiscalité.

13. Travail à distance

  • Obligations de l’employeur : Dans certains pays comme la Colombie, les employeurs doivent fournir les outils et équipements nécessaires, garantir le respect des normes de santé et sécurité au travail et permettre une flexibilité pour que les salariés à distance puissent concilier vie professionnelle et vie personnelle.
  • Droit à la déconnexion : Des lois comme le « droit à la déconnexion » en Australie accordent aux travailleurs le droit de refuser de répondre à des sollicitations professionnelles en dehors des heures de travail, sauf si ce refus est jugé déraisonnable.

Comment rester en conformité avec les lois internationales sur l’emploi ?

Quel que soit le pays dans lequel vous opérez, voici quelques bonnes pratiques pour vous aider à rester en conformité avec ses lois du travail.

1. Restez informé et à jour

  • Révisez régulièrement les lois : Restez informé des évolutions du droit du travail en vous abonnant à des actualités juridiques, des newsletters ou en rejoignant des associations professionnelles pertinentes.
  • Consultez des experts juridiques : Travaillez avec des spécialistes locaux du droit du travail ou des conseillers juridiques pour rester informé des exigences et changements spécifiques.

2. Développez des politiques complètes

  • Manuel de l'employé : Rédigez un manuel du personnel détaillé qui explicite clairement les politiques de l'entreprise, les procédures et la conformité avec les lois locales du travail.
  • Contrats de travail clairs : Assurez-vous que tous les contrats de travail sont clairs, détaillés et conformes à la législation locale, y compris les conditions d'emploi, la rémunération, les avantages et les modalités de rupture de contrat.

3. Proposez des formations régulières

  • Formation des managers : Formez les managers et superviseurs sur la législation locale du travail et sur leurs responsabilités afin de garantir la conformité.
  • Formation des employés : Offrez aux employés des formations sur leurs droits et obligations en vertu du droit du travail local.

4. Utilisez la technologie

  • Utilisez un logiciel de paie : Un logiciel de paie peut vous aider à rester conforme avec les taxes locales sur les salaires, car les fournisseurs s'assurent que tout est à jour et que les retenues et rapports sont générés et transmis automatiquement.
  • Logiciel de conformité : Un logiciel de conformité aide les entreprises à respecter les exigences légales, réglementaires et les politiques. Des outils comme Oyster HR facilitent le suivi des évolutions réglementaires, l'évaluation des risques, la sécurisation des données sensibles, la tenue d'audits détaillés et la génération de rapports de conformité.

5. Faites appel à un intermédiaire

  • Utilisez un employeur officiel : Surtout lorsque vous embauchez un petit nombre de personnes, il peut être préférable de les recruter via un service d'employeur officiel. Ces services agissent comme employeurs légaux et garantissent le respect des lois et réglementations locales.

6. Mettez en place des pratiques robustes de gestion des dossiers

  • Dossiers précis : Conservez des dossiers précis sur les heures travaillées, les salaires, les avantages des employés, les congés et toutes les questions liées à l'emploi.
  • Documentation : Gardez des enregistrements détaillés des contrats de travail, des évaluations de performance, des mesures disciplinaires et des ruptures de contrat.

7. Effectuez des audits et des évaluations réguliers

  • Audits de conformité : Réalisez régulièrement des audits internes pour vous assurer que toutes les pratiques et politiques respectent la législation locale du travail.
  • Évaluations externes : Envisagez de faire appel à des auditeurs ou consultants externes pour examiner la conformité et proposer des recommandations.
  • Sensibilité culturelle : Soyez conscient et respectueux des normes et pratiques culturelles locales pouvant influencer le droit du travail et les comportements en entreprise.
  • Localisation : Adaptez les politiques mondiales aux exigences juridiques locales et au contexte culturel.

9. Contrats de travail détaillés explicitant les procédures de licenciement

  • Détaillez les aspects spécifiques : En détaillant les conditions spécifiques, comme les préavis, les indemnités de départ et les motifs de licenciement, vous vous alignez avec la diversité des exigences légales selon les juridictions, ce qui réduit les risques de litiges et de sanctions.

Plateformes d'emploi internationales

Voici quelques solutions qui peuvent aider les entreprises à naviguer dans les lois internationales sur l'emploi, à gérer la paie et à offrir des avantages sociaux en toute conformité à travers différentes frontières.

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Veuillez noter que les conseils proposés dans cet article sont des conseils généraux et qu’il est recommandé de consulter un conseiller juridique avant d’entreprendre toute action.

FAQ sur les lois internationales en matière d'emploi

Faut-il obligatoirement créer une entité légale pour embaucher quelqu’un ?

La plupart des pays exigent que les employeurs étrangers créent une entité légale sur leur territoire pour embaucher des salariés. Cela peut inclure la création d’une filiale, d’une succursale ou d’un bureau de représentation. Il est possible de contourner cette obligation en ayant recours à un employeur officiel (employer of record) ou en engageant un prestataire indépendant (contractor), mais quoi que vous fassiez, veillez à bien effectuer vos vérifications préalables.

Est-il toujours nécessaire de disposer d’un contrat de travail écrit ?

Non, il n’est pas toujours obligatoire d’avoir un contrat de travail écrit, mais cela est généralement conseillé. L’exigence d’un contrat écrit dépend des lois et réglementations du pays où a lieu l’emploi.

Par exemple, en Allemagne et en France, les contrats écrits sont obligatoires. Dans d’autres pays, comme les États-Unis, les accords verbaux peuvent être juridiquement contraignants, mais les contrats écrits sont recommandés afin d’éviter les litiges.

Qu'est-ce que le risque d’établissement stable (permanent establishment) ?

Le risque d’établissement stable (PE) désigne la possibilité qu’une entreprise crée involontairement une présence fiscale imposable dans un pays étranger. 

Cela se produit lorsque les activités d’une société dans un autre pays sont considérées comme suffisamment significatives pour constituer un “établissement stable” selon la législation fiscale locale ou les conventions fiscales applicables, ce qui soumet l’entreprise à l’impôt sur les sociétés dans cette juridiction.

La définition précise d’un établissement stable varie selon les pays, mais elle inclut généralement :

  1. Lieu d’activité fixe : Une présence physique telle qu’un bureau, une succursale, une usine ou un entrepôt dans le pays étranger.
  2. Agents dépendants : Lorsqu’une personne (par exemple un salarié ou prestataire) conclut habituellement des contrats ou prend des décisions commerciales au nom de l’entreprise dans le pays étranger.
  3. Durée de la présence : Pour les projets de construction ou de services, la durée passée dans le pays peut entraîner la qualification d’établissement stable, même sans bureau physique.