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Un employer of record aide à réduire le risque d’établissement stable (PE) en agissant comme employeur légal dans un pays étranger et en évitant à votre entreprise de créer une présence fiscale imposable sur place. Néanmoins, la manière dont vous structurez la relation, le rôle de vos employés et leur niveau d’autorité déterminent si ce bouclier tiendra en cas de contrôle.

Vous trouverez ci-dessous les facteurs déclencheurs d’une exposition PE, comment évaluer si votre EOR vous protège efficacement et quand envisager une entité locale. Les sujets incluent la structure des contrats de travail, les outils d’évaluation des risques, les options d’assurance responsabilité PE et les différences entre prestataires.

Qu’est-ce que le risque d’établissement stable ?

L’établissement stable est un concept fiscal qui détermine à partir de quel niveau d’activité une entreprise peut être soumise à l’impôt sur une partie de ses bénéfices dans un pays étranger.

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Ce concept est défini à l’Article 5 du Modèle de convention fiscale de l’OCDE. Selon cet Article 5, un établissement stable existe lorsqu’une entreprise dispose d’un « lieu d’affaires fixe par l’intermédiaire duquel une entreprise exerce tout ou partie de ses activités ».

Les définitions de PE contenues dans les traités suivent le modèle OCDE ou ONU et s’appliquent entre les pays ayant signé une convention fiscale internationale. Les définitions issues du droit interne relèvent du code fiscal national de chaque pays et peuvent être plus larges ou plus strictes que celles du traité. S’il n’existe pas de traité entre deux pays, seul le droit interne s’applique. Présence d’un traité : la définition prévue dans le traité prévaut généralement sur la réglementation locale, à condition que votre entreprise puisse bénéficier dudit traité.

David Rice

Author's Tip

En pratique, cela signifie qu’un même employé effectuant le même travail dans deux pays différents peut créer un PE dans l’un mais pas dans l’autre. Les règles ne sont pas uniformisées—c’est ce qui rend la gestion du risque PE aussi complexe.

Pourquoi le risque PE est crucial pour l’expansion internationale

Lorsque vous trouvez des talents à l’étranger, vous souhaitez les rendre productifs rapidement—mais un constat d’établissement stable peut rétroactivement générer des obligations fiscales sur plusieurs années, sans oublier les pénalités. Le respect de la conformité pour un PE non anticipé peut consommer des ressources non prévues au budget.

Lorsque je discute avec des directeurs financiers de développement international, je présente la situation comme une course entre la rapidité du recrutement et la vitesse à laquelle la conformité vous rattrape. D’après mon expérience, la conformité rattrape la plupart des entreprises plus vite qu’elles ne le pensent; et le coût du redressement est toujours supérieur à celui d’une mise en conformité préalable.

Qu’est-ce qui déclenche un établissement stable ?

Cinq facteurs principaux exposent à un risque PE lors de l’emploi international :

Lieu d’affaires fixe

Si votre entreprise possède un bureau, un entrepôt, un site de production ou même un bureau en coworking utilisé régulièrement à l’étranger, vous risquez d’être considérée comme disposant d’un PE lié à un lieu d’affaires fixe.

Les principaux éléments évalués par les administrations fiscales :

  1. Spécificité géographique. Existe-t-il un lieu précis lié à vos activités ?
  2. Pérennité. Le lieu est-il utilisé de façon régulière et non ponctuelle ?
  3. Usage. Votre entreprise a-t-elle le contrôle ou le droit d’utiliser ce local ?

Un bureau partagé WeWork occupé par un salarié trois jours par semaine pendant six mois n’est pas la même chose qu’un salarié en télétravail qui n’occupe jamais de locaux contrôlés par l’entreprise.

Durée des activités

La durée standard OCDE pour les PE liés à la construction ou à des projets est de 12 mois. Pour les PE de services ou la présence générale, les seuils varient beaucoup selon le pays. Ces seuils déterminent combien de temps vous pouvez opérer dans un pays avant de courir un risque PE aigu.

JuridictionSeuil de durée PERemarques
Référence OCDE12 mois (construction)PE de services non inclus dans le modèle OCDE; dépend des conventions
États-UnisAucun seuil fixeAnalyse au cas par cas
Allemagne6 mois (PE de services dans certains traités)Application rigoureuse notamment pour le travail à distance
Inde90 jours sur toute période de 12 mois (PE de services)Seuil parmi les plus stricts au monde
Chine183 jours (PE de services selon la plupart des traités) ; 6 mois (construction)Circulaires sur la propriété bénéficiaire compliquent la situation ; interprétation très large du PE de services
Singapour183 joursSituation relativement standard ; suit de près l’OCDE

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Salariés locaux ou agents négociant des contrats

C'est le déclencheur de risque le plus élevé lors de l'utilisation d'un EOR. Selon l'Article 5(5) du Modèle de l'OCDE, un établissement stable existe lorsqu'une personne « conclut habituellement des contrats » au nom d'une entreprise étrangère. C'est ce qu'on appelle un établissement stable par agent dépendant.

Voici pourquoi cela est particulièrement important dans le contexte d'un EOR. L’EOR est l’employeur légal, mais le travailleur prend ses instructions quotidiennes de votre entreprise. Si ce travailleur commence à négocier des contrats, signer des accords ou engager votre société, la structure EOR ne vous protège pas. L'autorité fiscale va passer outre cette organisation et considérera que vous agissez par l'intermédiaire d'un agent.

David Rice

Author's Tip

Après l’Action 7 du BEPS, la norme est devenue encore plus stricte. Le nouveau texte concerne toute personne qui “joue habituellement le rôle principal dans la conclusion de contrats”, même si elle ne les signe pas physiquement. Un salarié qui négocie tous les termes avant de transmettre le contrat au siège pour une simple signature peut tout de même créer un établissement stable par agent dépendant.

Génération de revenus dans le pays

Toutes les activités effectuées dans le pays ne créent pas un établissement stable. Le Modèle de l’OCDE exclut spécifiquement les activités qui sont de nature « préparatoire ou auxiliaire ». Cela inclut des choses comme l'étude de marché, la tenue d’un stock de marchandises pour l’exposition ou l’achat d’approvisionnements.

La distinction dépend du fait que les activités sont essentielles à votre entreprise ou simplement de soutien. Une société de logiciels avec un développeur qui écrit du code de production en Allemagne accomplit une fonction essentielle à l’activité. La même entreprise qui envoie un employé assister à des salons professionnels locaux se situe probablement dans le domaine du préparatoire.

L’Action 7 du BEPS a considérablement renforcé les règles entourant cette exclusion. Les autorités fiscales exigent que chaque activité exclue soit réellement préparatoire ou auxiliaire, seule ou combinée avec d’autres activités dans le même pays. 

David Rice

Author's Tip

C’est crucial, car de nombreuses sociétés y contreviennent involontairement. Prenons l’exemple d’une entreprise qui embauche une personne via un EOR pour l’étude de marché, une autre pour le support technique pré-vente et une troisième pour l’onboarding des clients. En combinant ces activités, on couvre tout le front d’une opération de vente et de livraison. La règle anti-fragmentation considère ceci comme une présence unique non auxiliaire, et l’exclusion préparatoire disparaît.

Télétravailleurs accomplissant des fonctions essentielles de l'entreprise

Le passage du contexte d’application d’avant la pandémie à celui d’aujourd’hui a été radical. Les pays qui adoptaient auparavant une approche souple vis-à-vis des télétravailleurs utilisent désormais activement l’établissement stable par télétravailleur comme un levier de contrôle.

La France a introduit des directives spécifiques considérant que le travail régulier à domicile d’employés étrangers pouvait déclencher la création d’un établissement stable. L’Australie a mis à jour sa doctrine en 2024-2025 pour tenir compte du nombre croissant de travailleurs prestataires de services depuis le sol australien pour des sociétés étrangères.

David Rice

Author's Tip

Les autorités fiscales disposent désormais de meilleurs outils de partage de données, notamment la Norme commune de déclaration de l’OCDE et des cadres d’échange automatique d’informations, et elles recherchent activement les situations d’établissement stable via le télétravail. Si vous avez des salariés travaillant à distance depuis leur domicile à l’étranger et accomplissant bien plus que des tâches administratives, chaque cas individuel doit faire l’objet d’une analyse d’établissement stable.

Comment les employeurs de référence protègent contre le risque d'établissement stable

Voici quelques moyens par lesquels le recours à un employeur de référence peut protéger votre société contre le risque d'établissement stable.

Le principe fondamental d’un arrangement EOR est la séparation légale. L’entité EOR, et non votre société, est l’employeur légal dans le pays étranger. Votre entreprise n’a donc aucune relation d’emploi directe locale.

Cela a de l’importance dans l’analyse de l’établissement stable par agent dépendant, car l’employeur légal du salarié est l’EOR et non votre entreprise. En théorie, ce salarié ne peut pas « conclure des contrats au nom » de votre société puisqu’il est employé par quelqu’un d’autre. Sa paie vient de l’EOR, son contrat de travail est avec l’EOR et ses droits statutaires sont accordés vis-à-vis de l’EOR.

Conformité avec la législation fiscale et sociale locale

Un EOR gère la retenue à la source des impôts sur le revenu, les cotisations sociales, les avantages statutaires et le respect du droit du travail du pays d’accueil. Ceci est important pour l’analyse de l’établissement stable, car bon nombre de ces activités, si elles étaient assumées en direct par votre entreprise, créeraient des liens administratifs avec la juridiction locale.

Lorsque l’EOR prend en charge ces obligations, votre société n’a pas besoin de s’enregistrer auprès des régimes sociaux ou fiscaux locaux, d’interagir avec les autorités fiscales locales ou de maintenir une présence dans les systèmes sociaux. L’empreinte de conformité appartient à l’EOR, pas à vous.

Gestion de la paie et des obligations légales

L'EOR prend en charge les activités opérationnelles qui peuvent créer un lien d’assujettissement fiscal. Pensez à ce qu’implique l’embauche d’une personne dans un pays étranger : ouvrir des comptes bancaires locaux, s’enregistrer auprès des autorités du travail, déposer des déclarations d’emploi, gérer les procédures de licenciement.

Chacune de ces activités rattache votre entreprise à la juridiction. Lorsque l’EOR les gère, la présence administrative de votre société reste minimale. C’est important car certains pays définissent un établissement stable de manière large en y incluant « tout lieu fixe à partir duquel des activités administratives sont exercées ».

Éviter les relations d’agent dépendant

La protection la plus précieuse qu’offre un EOR contre l’établissement stable est la prévention structurelle du statut d’agent dépendant. Étant donné que le salarié est juridiquement employé par l’EOR, et non par votre entreprise, l’analyse classique de l’agent dépendant change fondamentalement.

Selon le cadre de l’OCDE, un établissement stable via agent dépendant nécessite une personne qui agit « pour le compte » de l’entreprise étrangère et « conclut habituellement des contrats » ou joue le rôle principal dans la conclusion de contrats. Le schéma d’emploi via EOR signifie que, d’un point de vue légal, les salariés agissent au nom de l’EOR, même si c’est votre société qui dirige leur travail au quotidien.

Mais cette protection ne fonctionne que si le salarié n’agit pas en pratique en tant qu’agent de votre entreprise. J’ai travaillé avec des entreprises où la documentation était impeccable (contrats EOR en règle, accords de travail adaptés, bonne formulation) mais le comportement du salarié racontait une tout autre histoire.

Conséquences du déclenchement de l’établissement stable

Que se passe-t-il donc si votre arrangement d’employer of record déclenche un établissement stable ? Voici un résumé rapide des conséquences et de leur gravité :

FacteurFaible risque (activité préparatoire)Risque moyen (seuil d’établissement stable de services approché)Risque élevé (établissement stable d’agent dépendant confirmé)
Exposition fiscaleMinimale ou nulleModérée ; attribution partielle des bénéficesSignificative ; attribution totale des bénéfices
Échelle des pénalités0 %10-20 % de l’impôt non payé20-40 % de l’impôt non payé
Charge de conformitéAucuneDéclarations annuelles, enregistrement éventuelDépôt local complet, commissaire aux comptes, siège social enregistré
Impact sur la réputationNégligeableModéré ; signale des lacunes de conformitéSévère ; peut affecter la confiance des investisseurs et partenaires

Obligations en matière d’impôt sur les sociétés

Lorsqu’un établissement stable est constaté, le pays d’accueil impose les bénéfices attribuables à cet établissement. Selon l’approche autorisée par l’OCDE, l’établissement stable est traité comme une entité distincte et indépendante. Les bénéfices sont attribués selon les fonctions exercées, les actifs utilisés et les risques assumés par l’établissement stable.

Cela signifie que le pays d’accueil ne va pas seulement imposer le salaire du salarié. Il attribuera une part du bénéfice global de votre entreprise à l’établissement stable, basée sur la valeur créée par celui-ci. Pour une entreprise de services, cela peut entraîner une facture fiscale importante car les personnes représentent le cœur de l’activité.

Arriérés d’impôts, pénalités et intérêts

Les administrations fiscales ne s’intéressent pas qu’à l’exercice en cours. Elles regardent en arrière, souvent sur 3 à 7 ans selon la juridiction et la présence ou non de fraude alléguée.

Les pénalités se situent généralement entre 10 et 40 % de l’impôt impayé. Par exemple, un contrôle fiscal allemand découvrant un établissement stable non déclaré pourrait appliquer une pénalité de 10 % pour négligence ou jusqu’à 25 % pour manquement intentionnel, en plus des intérêts d’environ 6 % par an. 

Par exemple, supposons qu’une société SaaS américaine place trois commerciaux au Royaume-Uni via un EOR. L’un d’eux négocie et conclut des contrats d’entreprise. Après enquête du HMRC, la société fait face à une qualification d’établissement stable portant sur trois ans de bénéfices non déclarés, avec pénalités de 30 % plus intérêts. Exposition totale : plus de 500 000 $ sur 2 millions $ de bénéfices attribués. 

La société pensait que la structure EOR suffisait car on lui avait dit qu’elle « s’occupait de la conformité ». L’EOR a géré la conformité liée à l’emploi, mais le risque d’établissement stable n’a pas été abordé.

Obligations de conformité courantes

La constatation d’un établissement stable entraîne une lourde facture fiscale et des obligations permanentes. Vous devrez déposer des déclarations fiscales annuelles dans le pays d’accueil, désigner un représentant fiscal local ou un commissaire aux comptes, maintenir une adresse de siège social et tenir une comptabilité distincte pour l’établissement stable.

Cela exige une expertise comptable locale, un soutien juridique et une infrastructure administrative. Dans bien des cas, le coût de conformité d’un établissement stable non anticipé rivalise avec le coût de création d’une entité.

Risques de double imposition

Lorsque deux pays imposent les mêmes revenus, vous êtes exposé à la double imposition. Les conventions fiscales prévoient généralement des solutions via des crédits d’impôt étrangers ou des exonérations. Mais le bénéfice des conventions n’est pas automatique et leur application n’est pas toujours simple.

Si votre pays d’origine ne reconnaît pas la constatation d’établissement stable, vous devrez peut-être initier une procédure amiable (MAP) entre les autorités fiscales des deux pays. La MAP n’est disponible que si une convention fiscale existe entre les deux pays, ce qui exclut les situations impliquant des juridictions sans convention.

David Rice

Author's Tip

Même lorsque la MAP est disponible, la procédure est exigeante. Vous devrez préparer un dossier à soumettre à l’autorité compétente de votre pays d’origine, qui négociera ensuite avec l’autorité compétente de l’autre pays.

 

Les dossiers MAP prennent en moyenne 24 à 30 mois pour être résolus, et il n’y a aucune garantie d’un résultat favorable. Pendant ce temps, vous pouvez devoir des impôts dans les deux pays, avec des liquidités immobilisées et aucune certitude concernant le moment ou la possibilité d’obtenir un allégement.

Quand un EOR peut ne pas suffire à éviter un établissement stable

Voici quelques signaux indiquant que votre employeur officiel (EOR) pourrait ne pas suffire à vous protéger du risque d’établissement stable.

Postes de direction ou de responsable pays

Un salarié local qui définit la stratégie, approuve les budgets ou représente publiquement votre entreprise peut créer un établissement stable, quel que soit le montage en EOR. Les autorités fiscales examinent le fond plutôt que la forme. Si quelqu’un agit comme responsable pays, le qualifier « d’exécutant individuel » sur le papier ne change rien à l’analyse.

Le critère est de savoir si la personne exerce une autorité engageant l’entreprise. L’approbation des dépenses, la prise de décisions stratégiques pour le marché ou la représentation de l’entreprise lors de forums réglementaires ou sectoriels indiquent que votre entreprise a plus qu’une présence passive.

Effectif important dans un seul lieu

Les seuils varient, mais dès lors que vous avez 10 salariés ou plus dans un même pays via un EOR, attendez-vous à un examen renforcé. Un effectif important suggère la permanence, l’importance opérationnelle et l’engagement organisationnel sur le nouveau marché. Tous ces éléments jouent en votre défaveur lors de l’analyse d’établissement stable.

J’ai vu des entreprises fonctionner via un EOR avec 5 à 8 personnes durant des années sans difficulté. Une fois la barre des deux chiffres franchie, les autorités fiscales commencent à poser des questions. Au-delà de 20, la structure EOR devient très difficile à défendre et la création d’une entité locale s’impose presque toujours.

Opérations cœur d’activité dans le pays

Un EOR est conçu pour l’emploi, non pour la gestion d’une activité. Si vous fabriquez des produits, stockez des marchandises pour la distribution, gérez un centre de service clientèle ou exploitez une équipe de développement produisant votre produit principal, vous avez probablement dépassé ce qu’un EOR peut couvrir.

Ces activités dépassent le simple recrutement dans un pays. Elles constituent une infrastructure opérationnelle que la plupart des autorités fiscales considéreront comme un établissement stable au titre d’un lieu d’affaires fixe, quelle que soit la structure d’emploi.

Voici un autodiagnostic en 5 questions pour vous aider à déterminer si votre dispositif EOR est à risque :

  1. Un salarié EOR négocie-t-il, approuve-t-il ou influence-t-il de manière substantielle les contrats avec vos clients ou fournisseurs ?
  2. Un salarié EOR détient-il un titre tel que « responsable pays », « directeur régional » ou « head of » une fonction ?
  3. Avez-vous 10 salariés EOR ou plus dans un même pays ?
  4. Des salariés EOR occupent-ils leur poste depuis plus de 24 mois ?
  5. Les salariés EOR exercent-ils des activités générant directement du chiffre d’affaires, plutôt que de soutenir des opérations ailleurs ?

Si vous avez répondu « oui » à deux questions ou plus, je vous recommande de demander un examen immédiat du risque d’établissement stable auprès d’un conseiller fiscal qualifié.

Utilisez ce tableau pour déterminer si un employeur officiel ou un établissement stable est le mieux adapté à votre entreprise pour l’embauche à l’international. Gardez à l’esprit que votre choix n’est pas définitif et qu’un EOR peut servir de structure transitoire.

CritèreEOREntité locale
Taille idéale de l’équipe1-10 salariés10+ salariés
Horizon idéalCourt à moyen terme (moins de 24 mois)Long terme ou permanent
Coût de mise en placeFaible (pas d’immatriculation)Élevé ($15K-$80K+ selon le pays)
Charge de conformité continueGérée par l’EORSupportée par l’entreprise
Niveau de risque d’établissement stableFaible à modéré (si bien structuré)Éliminé (l’entité EST la présence locale)
Contrôle et flexibilitéModérésTotaux
Contrôle IP et donnéesLimité par le contrat avec l’EORPropriété et gestion directes
Complexité de sortieFaible (résiliation de l’accord EOR)Élevée (liquidation, radiation, transfert du personnel)

Quelle est la suite ?

Si vous avez décidé qu'un employeur officiel correspond le mieux à vos besoins actuels pour embaucher à l'international, il peut être utile de consulter le coût d'un employeur officiel afin d'avoir une idée du montant auquel vous pouvez vous attendre avant de vous engager. 

David Rice

David Rice est un journaliste et rédacteur chevronné, spécialisé dans les sujets liés aux ressources humaines et au leadership. Sa carrière s'est concentrée sur divers secteurs pour des publications imprimées et numériques aux États-Unis et au Royaume-Uni.